Pourquoi mon potager ne pousse pas ?

Les légumes de votre potager ne poussent pas ? Les 4 piliers du potager pour produire des kilos

Vous espérez énormément de votre potager.

Si vous retrouvez ici, à lire ces lignes, c’est parce que votre jardin compte beaucoup pour vous. Sinon vous ne passeriez pas autant de temps les ongles noircis de terre. Vous iriez à Carrefour, pèseriez vos tomates et fonceriez direct à la caisse. Point barre.

Vous faites partie de ce groupe un peu à part : les jardiniers. Vous savez que vous avez créé un endroit pour vous connecter à la nature. Pour apprécier le vrai goût des choses.

Tous vos efforts n’ont qu’un objectif commun : la production de légumes. Sans vos légumes, tout ce temps passé à vous casser le dos n’a aucune raison d’être.

Toute cette patience et cette persévérance, cela force le respect. Mais combien de temps allez-vous tenir avec votre poignée de tomates cerises ?

C’est un triste constat : des milliers de jardiniers amateurs accumulent des paniers vides.

Vous vous demandez surement : « Mais m…. ! Pourquoi ça ne donne rien ! ».

Je vais vous dire pourquoi votre potager ne produit pas. Et pourquoi, au contraire, il pourrait vous offrir des kilos de légumes. Ouvrez bien vos mirettes.

Votre potager ne produit pas de légumes car il ne respecte pas les quatre piliers de la fertilité.

Non, ce n’est pas seulement une mauvaise association entre les plantes compagnes, ou un problème de rotation des cultures.

Vous pourrez dépenser plusieurs dizaines d’euros dans une grelinette, cela n’y changera rien. Vous pourrez toujours planter des œillets d’inde ou installer des hôtels à insecte encore et encore, vous n’aurez pas le rendement espéré.

Peanuts.

Vous n’aurez pas de fertilité, vous ne ferez pas grossir vos plantes, et tout le monde se fichera de votre petit potager sans intérêt, perdu dans un coin de votre jardin.

Tout bêtement parce que vous ne respectez pas les quatre piliers du potager productif.

Pilier n°1 : Vivre ou laisser mourir

Imaginez que vous vouliez ouvrir un restaurant d’entreprise. A votre avis, feriez-vous de bonnes affaires si votre cuisine était constituée d’une planche et de deux tréteaux ? Non. Vous auriez l’air d’un amateur incapable de servir des plats à ses employés pour la pause déjeuner.

Le sol, c’est un peu comme cette entreprise. Un lieu où des milliers d’organismes peuvent cohabiter et travailler pour vous, à condition de leur fournir de quoi se nourrir. Si votre restauration n’est pas à la hauteur, ils plieront bagage. Adieu à votre productivité.

Vous avez juste besoin d’un sol qui grouille de vie. Vous devez apporter tout le nécessaire pour les vers de terre, les champignons, et les bactéries.

Ce qui tue votre potager, c’est l’absence de ces ouvriers. Comme une grande usine délocalisée dans laquelle il ne reste plus que quelques machines au milieu d’une pièce vide.

Alors, attirez-les.

Faites venir les vers de terre, bourreaux de travail qui creusent à longueur de temps des galeries dans lesquelles l’oxygène circule. Sans eux, pas de développement et de croissance des racines.

Faites proliférer les bestioles microscopiques qui créent les micro agrégats de terre et la microporosité. Grâce à leur boulot, le sol stocke une quantité démentielle d’eau.

Faites vivre les champignons, qui forment des réseaux filamenteux qui prolongent les racines les plantes.

Cultivez les bactéries, qui fournissent les minéraux indispensables aux plantes.

Sans ces travailleurs de l’ombre, pas de légumes.

Imaginez un peu si votre potager était plein de vie. Imaginez-vous comme Olivier qui ramasse à pleine main les vers de terre. Projetez-vous en Didier du Potager du paresseux qui fait proliférer les filaments de champignons.

Cela fait vraiment rêver, pas vrai ? Mais ce n’est pas qu’une histoire de chance. Comme au zoo de Beauval, tous pratiquent le nourrissage des animaux.

Que faire ?

Etape 1 : Donnez un petit coup de pouce au départ

Si vous êtes comme moi et que vous partez d’un sol super compact, aérez votre sol au départ. Décompacter grossièrement.

Pourquoi ? Pour faciliter la tâche à vos ouvriers.

Relax. Pour un petit potager, vous n’avez pas besoin de vous fournir en matériel coûteux comme une grelinette. Utilisez une fourche bêche.

Le travail du sol n’est pas ma tasse de thé, donc je préfère rester dans du basique. Un passage sur 15/20 cm de profondeur, sans retourner. Cassage de mottes au râteau ou la griffe. Pas de motoculteur. Et interdiction de marcher sur les zones de culture par la suite. Je vous ai à l’œil !

Etape 2 : Amendez

Si votre sol n’a jamais été utilisé comme potager, apportez du compost. Ce produit est peu concentré en éléments minéraux, mais il permet d’améliorer la structure du sol, et facilite la formation d’humus. Vous jouez sur le long terme.

Je me suis mis à fabriquer mon propre compost. Il me permet de recycler mes déchets verts. Mais la maturation dure plusieurs mois, et on ne dispose pas toujours du matériel au bon moment. Alors trouvez une déchetterie, ou plateforme de compostage près de chez vous, et demandez s’ils en vendent en sac.

Si vous n’avez pas d’autres options, achetez des produits équivalents, par exemple des mélanges de fumiers et d’algues en sac.

Etape 3 : Servez le repas en surface

Apportez le maximum de matières organiques en surface, et laissez la nature faire. Rien de plus simple.

Profitez des mois d’automne, et rassemblez vos déchets : feuilles mortes, tontes de gazon, paille, foin, fumiers, broyats, taille de haies…. Broyez au maximum au préalable pour faciliter la décomposition Vous pouvez aussi déposer vos restes de cuisine, façon compostage de surface.

Faites attention, chaque paillis a ses avantages et inconvénients. Préférez un produit équilibré, comme du foin ou mélangez les matières sèches riches en carbone (broyats, paille, feuilles mortes) avec des matières plus azotées (gazon).

Etape 4 : Faites pousser des engrais verts

J’ai passé des saisons à pailler mes carrés potagers. J’en ai testé des tas, sans jamais avoir le résultat que je voulais. Il y avait toujours un souci. La composition était trop carbonée, ou trop azotée. Le sol était trop froid au printemps. Je n’ai observé aucun résultat net sur le sol en profondeur.

J’ai donc décidé de semer des engrais verts sur certaines parcelles.

Ces plantes ont plusieurs propriétés : elles décompactent le sol, et une fois fauchées, elles font office de paillage nutritif.

Je sème un mélange de moutarde, trèfle incarnat, seigle, vesce, phacélie. En automne, la moutarde est gigantesque. Les autres plantes sont sur les starting-blocks pour exploser au printemps.

Une fois fauchées et déposées en paillage, je n’ai plus qu’à planter mes légumes dans un sol bien aéré.

Etape 5 : Déléguez à mesure des années

Pour les permaculteurs, travailler son sol, c’est une infamie.

Des gestes trop brutaux peuvent tuer votre fertilité. Pour la bonne raison que l’on anéantit toute la structure construite par les organismes vivants. Une vraie bataille de Verdun.

Je suis convaincu qu’il faut respecter au maximum le non-travail du sol, mais il me paraît souvent indispensable d’accélérer les choses au départ. Je vais vous raconter mon cas.

En testant la technique du couvert de foin sans aucun travail du sol, je n’ai pas vu de résultat probant. A peine une petite couche décompactée en surface. Je suis certain qu’après plusieurs saisons, la nature aurait fait son job. Et je suis aussi conscient que cela dépend de mon sol de départ : peut-être cela marcherait de manière sensationnelle chez vous.

Quand la vie se sera installée correctement, vous pourrez réduire le travail. Vous pourrez déléguer le job à vos ouvriers.

OK. A cette étape, votre sol n’est plus un repoussoir pour les bestioles. Ça prolifère. Dans votre entreprise, vous n’avez plus ce vulgaire distributeur de sandwich dans le couloir. Vous avez un beau et opulent restaurant d’entreprise.

Occupons-nous maintenant un peu des plantes.

Pilier n°2 : Le monde ne suffit pas

Alerte rouge. Je vais vous parler d’engrais.

Je vois déjà bon nombre d’entre vous à deux doigts de fermer leur fenêtre web.

Calmos …

Je ne parle pas ici des engrais chimiques utilisés en masse dans l’agriculture. Je veux aborder la fertilisation à partir des engrais organiques, d’origine naturelle.

Quand on parle fertilisation, on vise à nourrir la plante plutôt que les organismes du sol. On fournit les minéraux directement assimilables.

Vous vous demandez : “Mais pourquoi dois-je ajouter des engrais alors que j’ai fait tous les apports inimaginables de compost et de paillage ?!”

Voici la réponse : parce que les apports sont souvent bien trop carbonés et que votre sol présente probablement des carences.

Je ne prétends pas que ce que je dis soit la vérité pour tout le monde. Mais c’est ce que je crois après des heures passées dans mon potager.

Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un de mes échecs.

Un potager qui laisse sur sa faim

Il y a quelques années, je n’avais d’yeux que pour les couverts de matières organiques en surface. J’imaginais des résultats spectaculaires sur mon sol.

J’ai bossé comme un taré. Des apports de feuilles mortes et de paille en veux-tu en voilà.

Catastrophe : dans ces parcelles, aucun pied de tomates n’a réussi à tenir le coup.

Pourquoi ? Parce que j’avais totalement sous-estimé la faim d’azote.

Quand on parle faim d’azote à des débutants en potager, ça ne parle à personne.

Elle s’opère quand on importe massivement des matières organiques riche en carbone. Un exemple classique ? La paille. Les microorganismes utilisent massivement l’azote du sol pour dégrader toute cette matière organique.

Plutôt ballot : cette mobilisation de l’azote se fait au détriment des jeunes plantes qui en ont besoin. Résultat : arrêt de croissance et jaunissement.

Un apport de matières riches en azote dans le cadre d’une fertilisation peut contrebalancer ce souci.

Je n’ai pas dit que l’apport d’engrais était systématique : il me paraît surtout important pour un sol où vous faites pousser des cultures exigeantes (par exemple la courgette)

C’est également utile en cas de sol carencé. Rien ne différencie au premier abord un sol carencé en minéraux d’un autre. Mais quand vous commencez à y faire pousser quelque chose, vous vous apercevez que quelques chose cloche.

Pour que votre potager marche VRAIMENT, vous devez mettre toutes les chances de votre côté. La fertilisation permettra d’assurer vos arrières.

Actions

Attendez le printemps : les quantités d’azote dans le sol sont encore pauvres.

Vous pouvez vous procurer des engrais organiques dans le commerce : farine de plumes, sang desséché, guano…

Autre idée : fabriquer des engrais naturels : purins d’ortie, purin de consoude. C’est très attirant sur le papier, mais cela exige un peu de technicité et de ressources végétales.

Vous connaissez l’engrais 100% maison et naturel que tout le monde est capable de produire ? Je vous laisse le découvrir dans ce livre. C’est un produit parfait en complément du compost. A condition de franchir la barrière psychologique…

La fertilisation vous aidera de passer du stade « Bof bof, ça craint » à « Hey ! Mais ça pousse !». Parce que les plantes auront accès à des minéraux essentiels.

Gardez en tête que nourrir les plantes ne doit pas être votre objectif à long terme : vous devez nourrir d’abord le sol PUIS les plantes. Cette fertilisation doit se faire en parallèle du premier principe : construire un sol vivant.

Et rien de tout ça ne serait envisageable sans le 3ème pilier.

Pilier n°3 : Skyfall

Vous avez des laitues qui flétrissent dès le mois de juin ? C’est le signe que votre sol est un peu sec.

Oserais-je dire aride ? Oui j’ose.

Si vos plantes n’ont plus de quoi siroter, elles périssent. Elles sont comme vous et moi. Restez une journée coincé dans votre Clio sur l’autoroute A6 en plein mois d’août, et on en reparlera.

Il va falloir imprimer une chose dans votre calebasse : les plantes ne peuvent pas survivre sans eau. Même si beaucoup de gens tentent de vous faire croire le contraire.

Prenons l’exemple de la culture des tomates “sans eau”.

Pourquoi certains vendeurs de graines arrivent à passionner les internautes avec leurs prétendues graines ne nécessitant aucun arrosage ? C’est simple : cela fait rêver.

Pourtant, tout le monde sait qu’en installant un potager, il faudra se coltiner les séances peu réjouissantes du tuyau d’arrosage après le dîner. Mais l’esprit s’obstine à s’imaginer que l’on peut faire sans.

Mon dieu. J’ai tellement cru en des « méthodes ». J’ai tellement fantasmé sur ces potagers qui se contentent de l’eau des pluies.

J’en ai oublié qu’il fallait que je prenne en compte MA propre situation. Imiter quelqu’un, c’est bien. Mais il faut aller plus loin dans la réflexion.

Prenez une minute et vous allez comprendre pourquoi il y a tant de différences entre les espérances et la réalité.

Connais-toi toi-même !

Imaginez deux potagers. Jean et Jeanne plantent des tomates au mois de mai. Tous deux font le choix de ne rien arroser. Ils ont un “secret” : celui de pailler avec du foin.

Regardez Jean. Au bout de quelques semaines de canicule du mois de juin, il est déprimé. Car tous ses plants ont rendu l’âme.

Maintenant, regardez Jeanne, heureuse, fière d’affirmer qu’il n’y a vraiment que des imbéciles pour se trimbaler des arrosoirs.

Deux jardiniers qui plantent la même chose : l’un a tout perdu tandis que l’autre déguste des Noires de Crimée tout l’été.

Pourquoi ?

Parce que Jeanne ne part pas du même environnement de départ. Appelons ça l’inégalité devant le sol.

Jeanne possède un sol est de type argilo-limoneux, sans caillou, profond. Un taux de matière organique élevé, conséquence d’apports réalisés depuis des années.

Résultat ? Une énorme réserve d’eau dans le sol. Jeanne a de belles heures devant elle.

Jean, quant à lui, a hérité d’une terre sableuse, remplie de cailloux, et peu profond. Un sol clair, sans matière organique. En termes de capacité de stockage d’eau, c’est la catastrophe.

J’oubliais. Jean habite le Gard et Jeanne habite les Côtes d’Armor. Le jour et la nuit en termes de pluviométrie et température.

Jeanne est l’exemple type de la jardinière chanceuse, et qui n’en a peut-être même pas conscience. Le foin n’est que la cerise sur le gâteau pour réduire l’arrosage à zéro.

Jean aura beau pailler, il peinera à conserver l’eau de son sol. Le foin limitera seulement les dégâts.

Ne tentez pas le diable

Je pourrais écrire un article entier sur cette question du potager sans arrosage. Oui, vous pouvez vous passer d’arrosage si vous réunissez tous les critères. Mais cela ne doit pas devenir pour vous une fixation.

Si vous voulez que vos haricots grimpants vous dépassent, il leur faudra un sol humide. Les microorganismes eux aussi auront besoin d’eau pour fournir des minéraux à vos courgettes. Pas d’autre moyen.

Votre sol doit être comme une belle usine à plein régime. Les ouvriers, ce sont tous les organismes vivants. L’eau, c’est l’électricité qui fera tourner les turbines et les chaînes de production. L’un ne va pas s’en l’autre.

Les légumes sont exigeants : plusieurs litres par mètre carré et par jour. Il est tellement facile de sous-estimer les besoins.

Maintenir la juste quantité d’eau est un art, mais il existe trois façons simples de le maîtriser.

Technique n° 1 : Paillez votre sol.

Pailler est certainement la méthode la plus simple et pour limiter les pertes d’eau lié à l’évaporation. Ne vous contentez pas d’une petite épaisseur : visez le toit de chaume.

Le paillage peut faire double emploi en apportant dans le même temps de la nourriture à vos travailleurs du sol.

C’est un conseil applicable partout, incontournable à mon sens. Mais répétons-le, il ne garantit pas le zéro arrosage. Le paillage réduit les pertes, mais ne crée jamais de l’eau ! Et attention à la faim d’azote.

Technique n°2 : Arrosez moins souvent mais en plus grande quantité

Oubliez la mauvaise habitude d’arroser un peu tous les jours. Vous ne faites que mouiller la surface. Vous avez déjà vu un camionneur s’arrêter à chaque station-service pour refaire le plein ?

L’objectif est ici de remplir la réserve d’eau en profondeur.

En dehors des semis, le sol n’a pas forcément besoin d’être humide en surface. Une fois le gros arrosage réalisé, la terre s’assèchera en surface et l’eau plus en profondeur cessera de s’évaporer pour rien.

Technique n°3 : Installez une goutte à goutte.

Si votre temps est compté, ne cherchez pas longtemps : le goutte à goutte est la solution idéale.

Je l’ai mise en place pour mes carrés potagers il y a deux ans. Le résultat a été tout bonnement bluffant.

Pour un petit potager de débutant, il suffit de se procurer un kit de démarrage “clef en main”. Installez un régulateur de pression sur votre robinet. Poursuivez par un tuyau 16 MM. Disposez des goûteurs réglables à intervalle réguliers. Tournez le bouton du robinet et laissez le système bosser pour vous.

Vous allez apporter la quantité suffisante et régulière d’eau pour vos plantes. Elles vont adorer.

Le nec plus ultra ? Installez un programmateur. Il n’y a plus qu’à récolter.

Sol humide en profondeur : un objectif que tout bon jardinier doit atteindre. Son arrosage est directement dépendant du 4eme pilier de fertilité.

Pilier n°4 : GoldenEye

J’ai discuté il y a peu de temps avec mon voisin qui me disait qu’il n’avait pratiquement jamais récolté une fraise ni une tomate dans son jardin à quelques dizaines de mètres du mien.

Pas le genre de mauvais jardinier : il possède un autre potager très productif à quelques kilomètres de là.

Alors la faute à qui ?

Aux énormes arbres répartis dans son jardin. Aux haies immenses de thuyas qui entourent sa maison.

Cultiver à l’ombre ne vous apportera pas de légumes. Si la lumière ne pénètre votre potager, aucune plante ne pourra réaliser sérieusement sa photosynthèse.

Vous pourriez toujours cumuler de magnifiques journées d’été, mais avec moins de 2h de soleil par jour, vos courgettes resteront ridiculement petites. C’est comme espérer produire de l’électricité avec des panneaux solaires dans leur emballage.

Le meilleur moyen de faire grandir votre production est de connaître les exigences de chaque légume pour le soleil. Appuyez-vous sur les références des livres, ou des paquets de graines.

N’oubliez pas non plus les impératifs de température minimale pour le semis de certaines graines.

Faites également attention au soleil pour une simple et bonne raison : les bactéries du sol ont besoin de chaleur pour proliférer. Au printemps, plus votre sol se réchauffera précocement et plus l’apport en minéraux sera conséquent.

Les intérêts du soleil au potager sont simples. Et pourtant la majorité des débutants n’en ont pas conscience.

Attention à l’excès inverse. Cette année, j’ai assisté à des mois sans une goutte de pluie. Mes fleurs de tomates ont cramé. Catastrophe.

Les étés caniculaires s’enchaînent. Si vous croyez que la situation va s’arranger, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Il va falloir composer avec. Des systèmes d’ombrage peuvent alors s’avérer utiles.

L’ensoleillement, comment je m’y prends ? C’est simple.

Je sélectionne une zone de jardin exposée au sud ou sud-ouest pour l’installation de mon potager.

Une fois le plan des carrés élaboré, le liste les plantes qui sont les plus exigeantes. Grosso modo, ce sont les légumes fruits : les tomates, aubergines, poivrons… Je les positionne sur les zones les plus ensoleillées. Je réserve les autres zones pour les autres cultures.

Par exemple, certains de mes carrés sont exposés continuellement dans la journée. Parfaits pour les tomates, les haricots. Certaines zones sont partiellement à l’ombre d’un noisetier : je les réserve à des plantes qui craignent un peu le soleil : laitues, basilic, épinards…

C’est un petit boulot de préparation et d’observation, mais gardez en tête qu’un carré de tomates bien exposé est plus productif que des dizaines à l’ombre. Cela vaut la peine de se gratter la tête.

C’est à votre tour

Qui a dit qu’obtenir des légumes se faisait en un coup de baguette magique ?

Oui, vous allez devoir rendre votre sol le plus vivant possible. Oui, vous devrez compenser certaines carences par des apports en engrais. Oui, il faudra apporter de l’eau en quantité suffisante. Oui, il sera nécessaire d’offrir un bain de soleil à vos légumes.

J’aurais aimé vous faire croire qu’il suffit de creuser un trou dans le sol, d’installer des plants du commerce, de recouvrir d’un paillage et de laisser la nature faire. Malheureusement, non. Le développement de votre potager réclame bien plus que cela.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas si difficile que cela à mettre en place. Il suffit juste de concentrer votre temps sur ce qui marche vraiment.

Maintenant, imaginez que votre petit potager devienne enfin productif. Imaginez que vos légumes fassent enfin une taille respectable. C’est la clé pour pouvoir déguster de bons produits frais. Et qui sait, peut-être un jour, atteindre l’autonomie ?

A vous de transformer vos carrés en usine à légumes. Il suffit de vous y mettre. Maintenant, aujourd’hui, pour de vrai.


Vous aussi, expliquez-moi ce qui vous pose problème en commentaire :

Voilà un peu moins d’un an que ce site est ouvert. Plusieurs mois durant lesquels vous avez peut-être lu un de mes articles sur le potager sur petite surface, sans prise de tête.

Vous avez probablement des problématiques qui bloquent le développement de votre petit potager.

Nous pouvons travailler ensemble pour surmonter toutes ces difficultés. Mais j’ai besoin de les connaître.

Alors racontez-moi : est-ce en rapport avec le planning des cultures ? Avec votre sol ?

Je lis tous les commentaires, et j’essaye d’y répondre au maximum. Parcourons ensemble ce chemin semé d’embûches. Dites-moi avec quoi vous vous battez, et je vous écouterai.

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Un commentaire pour “Pourquoi mon potager ne pousse pas ?

  1. Merci pour cette mise au point très claire 😉 Elle brise peut-être des illusions, mais quand on commence à jardiner, il vaut mieux savoir à quoi s’attendre. Je jardine sur mon balcon et j’y a fait pas mal d’expériences. Je suis arrivée à mon humble échelle à des conclusions semblables. Respecter les besoins des plantes, en eau, en luminosité, en éléments nutritifs… c’est pour moi la clé du succès. Mieux vaut se concentrer sur ce qui marche bien et laisser tomber le reste. Ou du moins, ne pas s’attendre à des miracles. C’est moins fatiguant et surtout moins frustrant 😉

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